La Conférence du désarmement (CD), qui a été constituée en 1979 en tant qu'instance multilatérale unique de la communauté internationale pour les négociations dans le domaine du désarmement, est issue de la première session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies consacrée au désarmement, qui s'est tenue en 1978. Elle succédait à d'autres instances de négociation qui avaient eu leur siège à Genève, notamment le Comité des dix puissances sur le désarmement (de 1960), le Comité des dix-huit puissances sur le désarmement (qui a siégé de 1962 à 1968) et la Conférence du Comité du désarmement (qui s'est réunie de 1969 à 1978). Le Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève remplit les fonctions de Secrétaire général de la Conférence du désarmement et de représentant personnel du Secrétaire général de l'ONU à la Conférence. La Belgique a présidé la Conférence du Désarmement en 2010. Au cours des dernières années, la Conférence du Désarmement a connu peu de résultats. C’est dans ce cadre que le Secrétaire général des Nations-Unies a organisé le 24 septembre 2010 une réunion de haut niveau pour discuter de la manière de revitaliser la Conférence du Désarmement.
Dans le cadre de la Convention sur les mines anti-personnel (APLC), la Belgique s’est toujours beaucoup investie dans cette Convention qui a permis de contribuer à l’élimination des mines anti-personnel. L’ambassadeur Lint a ainsi présidé la 4ème Conférence des Etats Parties en 2002. En 2009, la Belgique a agi comme co-président du Comité permanent sur l’assistance aux victimes et a participé à la seconde Conférence de Révision à Cartagène en tant que vice-président. La délégation de Haut Niveau était présidée par SAR la Princesse Astrid de Belgique. La Belgique coordonne actuellement le groupe de contact « Article 7 » sur le rapportage.
Les efforts prolongés de la communauté internationale ont mené à l’établissement d’un nouvel instrument complémentaire au Protocole de Genève de 1925, la Convention sur les armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines (BTWC). Cette Convention, ouverte à la signature le 10 avril 1972 et entrée en vigueur le 26 mars 1975, représente le premier instrument multilatéral bannissant la production et l’utilisation d’une catégorie entière d’armes. Toutes les réunions relatives à cette Convention se tiennent actuellement à Genève.
La Convention sur certaines armes classiques (CCW) ou Convention sur les armes inhumaines, regroupe une convention et cinq protocoles, éliminant ou contraignant l’usage de plusieurs types d’armes qui sont considérées comme causant une souffrance excessive ou qui peuvent toucher des soldats ou personnes civiles sans distinction. Les armes inclues actuellement dans cette Convention sont : a) celles qui laissent des fragments non détectables dans le corps humain (Protocole I), b) les mines, objets piégés et autres (Protocole II), c) les armes incendiaires (Protocole III), d) les armes aveuglantes (Protocole IV) et e) les restes de guerre explosifs (Protocole V). Toutes les réunions relatives à cette Convention se tiennent actuellement à l’ONUG Une conférence de révision de la CCW se tiendra à Genève en 2011.
La Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) est entrée en vigueur le 1er août 2010. La Belgique fut le premier pays à interdire l’usage de ces armes en 2006. La Belgique a joué un rôle de premier plan dans cette convention. En tant que Friend of the Chair du Président et pays hôte de la 1ère Conférence des Etats Parties, le Laos, la Belgique est à l’origine du format de rapportage adopté à Vientiane le 12 novembre 2010. La Belgique a par ailleurs été désignée vice-présidente de la Conférence de Vientiane. La délégation belge de haut niveau était menée par SAR la Princesse Astrid de Belgique.

De plus, il arrive fréquemment que d' autres activités relatives au désarmement et à la non-prolifération, comme certaines session du Comité préparatif des conférences de révision du Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires et d'autres groupes d'experts et des séminaires, se tiennent également à Genève. Traditionnellement, la Mission Permanente de Belgique participe activement à la 1ère Commission de l’Assemblée générale des Nations-Unies qui se déroule chaque année à New York au mois d’octobre. |